L'alchime des essences sacrées.

Je crois d’ailleurs que le terme ‘parfumé’ vient du fait que la fumée servait à purifier, aromatiser et désodoriser ‘par-fumée’, un lieu ou une personne.

L'alchime des essences sacrées.

Depuis des millénaires, les plantes aromatiques et leurs essences, couramment appelées huiles essentielles, ont tenu un rôle important pour soigner le corps, l’âme et l’esprit. Moins de 10% des végétaux sur la Terre produisent des huiles essentielles. Ces substances très précieuses, ces essences, qui sont comme l’être de la plante, étaient valorisées et considérées comme des richesses.

Dans les rituels religieux, elles étaient utilisées pour les onctions et surtout en fumigation, pour purifier les lieux de culte.

Je crois d’ailleurs que le terme ‘parfumé’ vient du fait que la fumée servait à purifier, aromatiser et désodoriser ‘par-fumée’, un lieu ou une personne. Un petit paragraphe de la Bible nous démontre l’importance et la valeur des aromates depuis des millénaires:

Ezéchias (716-687) qui avait été malade, reçut une lettre et des présents de la part du fils du roi de Babylone. 

« Il écouta les messagers porteurs du cadeau et leur montra sa chambre du trésor, l’argent, l’or, les aromates, l’huile précieuse...». (Deuxième livre des Rois, 20,13)

Dans le Nouveau Testament, trois des quatre évangiles canoniques rapportent l’onction de Béthanie en ces termes: 

‘Jésus se rendit à Béthanie, 6 jours avant la Pâques. Pendant qu’il prenait un repas avec ses amis, Marie-Madeleine prit un parfum, de grande valeur, fait de nard pur. Elle répandit le parfum sur la tête et les pieds de Jésus.

Certains, indignés, se dirent entre eux: «A quoi aura-il servi de gaspiller ainsi ce parfum?» mais Jésus dit: « Laissez-la tranquille. Ce qu’elle a accompli pour moi est beau. Elle a déjà mis du parfum sur mon corps afin de le préparer pour le tombeau. Je vous le déclare, partout où l’on annoncera la Bonne Nouvelle dans le monde entier, on racontera ce que cette femme a fait». (Marc 14, Matthieu 26 et Jean 11)

Le fait de lier cet acte avec la diffusion de la Bonne Nouvelle montre l’importance de l’usage de l’onction.

Sur le bas-relief, on voit les femmes portant les onctions sacrées venues oindre le corps du Christ au tombeau.

Aujourd’hui, l’aromathérapie est une science qui a fait ses preuves dans les soins en médecine complémentaire. Selon le docteur Daniel Pénoël, ‘la médecine aromatique devient une médecine planétaire’.

Les thérapeutes esséniens utilisent souvent les essences aromatiques comme en témoignent plusieurs de leurs écrits.

Daniel Meurois et Anne Givaudan mentionnent dans leur livre ‘Chronique d’un départ’ l’importance d’utiliser des essences aromatiques dans les soins. Parmi les essences utilisées, la pruche tient une place importante.

‘L’essence de ce grand conifère facilite considérablement la libération de toutes les énergies mentales crispées. C’est une huile de transition au sens premier du terme car elle tend à ouvrir les portes supérieures des corps subtils. On l’utilise en petite quantité à la plante des pieds ou sur le chakra laryngé.’

Anne Givaudan nous parle des huiles de soins dans son livre ‘Lecture d’auras et soins esséniens’ en ces termes: ’Déposer une huile sur un être s’avère un acte sacré d’où la méditation ne peut être absente. L’essence de rose permet d’ouvrir et d’apaiser le chakra du coeur et par là même, d’ouvrir à la compréhension, à l’Amour et à la compassion. L’essence de rose étant très chère, il est possible d’utiliser le bois de santal, la lavande ou l’ylang-ylang.

Pour préparer une onction, il importe de se connecter à notre essence divine en soi et nous relier à notre esprit créateur dans la Joie, l'Amour et L'Harmonie afin d’élaborer une synergie d'essence qui équilibre tout notre être, et nous ouvre à l’amour universel. Les synergies doivent être constituées d'essences aromatiques de première qualité et produites avec un grand respect des personnes, de la plante et de l'environnement. Outre le nard (Nadostachys jatamansi), la pruche (Tsuga canadensis) et la rose (Rosa damascena), plus d'une centaine d'essences aromatiques répondent à ces critères.

Chaque onction est une synergie constituée de quatre essences aromatiques choisies et qui correspondent chacune à un des quatre éléments qui se marient entre elles pour ainsi former la quintessence de l’onction sacrée. Chaque goutte de cette onction devient une flamme odoriférante qui opère une transformation alchimique.

« Par cette flamme, j’honore l’Homme-Arbre qui porte Dieu sur la Terre, qui fait vivre les Dieux, les Archanges, les Anges et ressuscite la mémoire et l’enseignement Divinà travers la lignée des Maîtres en incarnation. J’honore la colonne de Lumière diamant de l’être véritable éternel à travers tous les êtres. (Tiré du livre ‘Mon frère l’Arbre’, d’Olivier Manitara, page 107).

 

Portrait de info@mikaelzayat.com

Publié par info@mikaelzayat.com